Bulletin hydrologique n°18 (2e tr. 2016)

Résumé : Pour mémoire, les pluies du premier trimestre, avec notamment un mois de mars présentant des records de précipitations, étaient largement excédentaires favorisant ainsi la saturation des sols. Les pluies de fin mars début avril et les pluies du mois de mai ont conduit le SMAGER à prendre des dispositions pour préserver les ouvrages des risques de rupture et protéger les populations localisées à l’aval du réseau. Les événements pluvieux de la dernière décade de mai, dont la période de retour est plus que centennale, ont favorisé le remplissage rapide des étangs, pour certain à la limite des niveaux de sécurité. Malgré tous ces ouvrages ont parfaitement joué le rôle de protection contre les risques d’inondations qui leur est assigné aujourd’hui en stockant les eaux excédentaires soit pour les restituer après les événements pluvieux soit un limitant fortement le débit sortant par rapport aux débits entrant. Les principales difficultés ont été rencontrées sur le Grand lit de rivière avec des débordements par surverse non contrôlées sur trois secteurs. Afin de gérer l’événement pluvieux une cellule de crise, constituée de quatre personnes, a été mise en place du 31 au 4 juin. Le personnel du SMAGER remontait les informations en temps réel aux services de la préfecture des Yvelines (DDT) et de la préfecture de Région (DRIEE) et informait les gestionnaires des réseaux avals.

Remplissage des bassins : 

Pour mémoire (bulletin n°17), la fin du premier trimestre 2016, avec un mois de mars à 106,2 mm, était largement excédentaire favorisant la saturation des sols sur cette période. Ainsi, les pluies du mois de mai, notamment celles de la dernière décade, sont tombées sur des sols fortement engorgés d’eau, favorisant ainsi le ruissellement de surface.

En l’absence d’infiltration la majeure partie de l’eau a ruisselé rapidement en direction des fossés et des rigoles pour s’accumuler dans les étangs. Aux ruissellements de surface, il convient d’ajouter le rejet des différents drainages. Le cumul de ces différents paramètres a engendré la saturation du réseau, matérialisé sur trois secteurs par des débordements par surverse du Grand lit de rivière. Ces surverses ont été constatées dans la nuit du 31 mai en amont du haricot du Perray (sur 40 mètres), en aval du haricot de Saint-Hubert (sur 20 mètres) et sur le secteur des gandines entre les deux aqueducs aux Essarts-le-Roi.

De 2012 à le CETE d’Ile de France a réalisé une étude hydrologique et hydraulique des étangs du réseau supérieur du SMAGER afin de d’apprécier le comportement du réseau par rapport à des événements pluvieux déterminés et sur des durées définies.

Perspectives :

Sur le troisième trimestre, en dehors des vannes des haricots du Perray et de Saint-Hubert, les vannes de sortie latérales seront maintenues ouvertes pour préparer l’entretien du Grand lit de rivière.

Retourner à la liste des bulletins hydrologiques